Invité de l’émission Face aux Chrétiens / La Croix / KTO TV / RCF / Radio Notre-Dame

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J’étais l’invité le jeudi 8 février de l’émission Face aux Chrétiens

Dans un premier temps, je me suis exprimé sur la loi asile, immigration et intégration. J’ai longuement insisté sur ce dernier point qui semble trop souvent oublié dans le débat public. Je tiens beaucoup au terme intégration parce que c’est une loi qu’on pourrait voir comme répressive alors qu’on souhaite principalement mieux accueillir les réfugiés.

Roman Mazenod m’a ensuite interrogé sur l’interdiction des signes religieux ostensibles dans l’hémicycle. Je pense que l’hémicycle ne doit pas devenir une foire médiatique. Nous pouvons dire ce que nous voulons dans l’hémicycle, et c’est essentiel pour la démocratie, mais nos tenues doivent être neutres.

Nous avons discuté de la future sur la réforme de la formation professionnelle qui doit être une révolution « copernicienne ». Le but est de faire une réforme qui change totalement l’organisation de la formation professionnelle et de l’apprentissage. On part du principe qu’être au chômage est une chance mais pour cela il faut moderniser le système et en faire quelque chose de souple. L’idée nouvelle c’est qu’on ne protège plus les emplois mais qu’on protège les personnes. Nous devons garder une employabilité tout au long de notre vie.

Nous sommes également revenus sur la hausse du pouvoir d’achat et l’augmentation des salaires. Nous demandons aux retraités de faire un effort générationnel.

Nous avons évoqué la réforme la fonction publique et sur la possible fin du statut de fonctionnaire. Je pense qu’il faut sortir de cette idée de statut, qui nous bloque. Il faut qu’un fonctionnaire puisse dire : « Je travaille sept ou huit ans dans une administration, je pars ensuite dans une entreprise, puis je monte un projet en autoentrepreneur. » C’est ça, une carrière au XXIe siècle. Le statut doit assurer la bonne réalisation de la mission de service public, pas l’inverse.

J’ai enfin été interrogé sur les questions éthiques concernant l’euthanasie, la procréation médicalement assistée (PMA) ou encore la gestation pour autrui (GPA). Comme la majorité de mes collègues de la commission des affaires sociales, je n’ai pas un avis tranché sur l’euthanasie. Nous avons besoin de toute cette année 2018 pour avancer, et nous faire une intime conviction. Sur la PMA, le président s’est engagé clairement à la légaliser. Mais il a été également clair sur la GPA: elle ne sera pas autorisée en France tant qu’Emmanuel Macron sera président de la République.

Retrouvé ici, l’intégralité de mon intervention :

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